Contexte à l’échelle nationale

Le 25 novembre 2025 est la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Les violences sexistes et sexuelles surviennent partout, et tout le temps : dans nos espaces familiaux, sur nos lieux de travail et d’études, dans l’espace public, dans les transports, dans les établissements de soin, dans les milieux du théâtre, du cinéma, du sport, en politique… et dans tous les milieux sociaux.

Les violences sexistes et sexuelles en quelques chiffres en France : un féminicide tous les 2 jours en 2025 (152 victimes à l’heure nous écrivons ces lignes), 184.000 femmes victimes d’agression sexuelle en 2024, deux victimes sur trois connaissent leur agresseur, 70% des plaintes sont classées sans suite…

À l’échelle locale, Courbevoie n’est pas à l’abri de ces violences :
  • 105 violences sexuelles recensées en 2024 à Courbevoie*.
  • 218 coups et blessures intrafamiliaux recensés en 2014 à Courbevoie*.

* Source : ministère de l’Intérieur

Nos propositions pour Courbevoie

I – Prévention et libération de la parole
  • Établir un diagnostic en lien avec la police nationale et la police municipale, permettant de cerner le nombre de faits constatés sur la commune et les lacunes dans le suivi global des victimes.
  • Information externe : promouvoir auprès des habitants les dispositifs existants (notamment la plateforme d’accompagnement des victimes) via les réseaux sociaux, le Courbevoie.mag, l’affichage public et le site internet municipal.
  • Signer la charte Européennes sur l’Égalité entre les Femmes et les Hommes dans la vie locale éditée par le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE).
  • Amplifier les campagnes de sensibilisation locales et de prévention locales : conférences, stands en mairie ou médiathèques.
  • Intervenir en milieu scolaire pour sensibiliser dès la petite enfance, notamment sur la notion de consentement, sur le respect d’autrui et sur les violences intrafamiliales, en lien avec le département des Hauts-de-Seine pour les collèges et avec la région Île-de-France pour les lycées, par exemple via l’application effective des cours d’éducation à la vie affective et sexuelle dans toutes les écoles.

II – Accueil et prise de plainte
  • Déployer la prise de plainte « hors de murs » pour les victimes de violences conjugales permettant un dépôt de plainte dans des lieux plus accessibles pour les victimes que le commissariat, telle la mairie et ses annexes, les centres sociaux ou les établissements de santé
  • Former spécifiquement les agents municipaux, notamment ceux du Centre Communal d’Action Sociale et les policiers municipaux à l’accueil et à l’orientation des victimes de violences sexistes et sexuelles.
  • Nommer un élu référent aux violences sexistes et sexuelles à Courbevoie pour centraliser les informations et coordonner les actions entre police, associations et services sociaux.
  • Élargir les missions de la Maisons des Familles : au-delà de ses fonctions existantes, cette structure municipale serait à la fois un lieu d’accueil, d’orientation et d’accompagnement des femmes victimes de violences à travers notamment un soutien juridique, social et psychologique gratuit et confidentiel en partenariat avec des associations spécialisées : CIDFF, AFED, Flora Tristan, l’Escale, Planning familial, etc.

Je m’engage à ce que chaque victime puisse bénéficier d’une place d’hébergement d’urgence puis d’hébergement temporaire dans l’attente d’une stabilisation de sa situation.

Alban Thomas
III – Protection des victimes
  • Mettre à disposition gratuitement pour les femmes victimes de violences un dispositif d’alerte permettant d’envoyer rapidement et discrètement sa géolocalisation et un appel d’urgence à 5 contacts.
  • Faciliter la mise en oeuvre localement du Téléphone Grave Danger (TGD) et du Bracelet Anti-Rapprochement (BAR).
  • Développer un plan d’urgence municipal d’hébergement immédiat des victimes. Ce plan d’urgence se décompose en trois temps pour une protection renforcée, efficace et pérenne des victimes :
    • Des places d’hébergement d’urgence de quelques semaines pour les femmes et leurs enfants, notamment via la multiplication de partenariats avec des hôtels de Courbevoie.
    • Des hébergements temporaires de plusieurs mois qui permettent aux femmes de bénéficier d’un accompagnement et de retrouver leur autonomie, en coopération avec l’Office Public de l’Habitat.
    • Des logement sociaux pérennes pour les femmes ayant retrouvé leur autonomie.